Trackmania : la compétition dans son état le plus pur

TrackMania représente la compétition de skill dans son état la plus pure. 

Là, vous vous dites sûrement : “Il sort d’où ce mec ? Il se pointe comme ça, sur le site d’une asso d’e-sport, et sort un truc du genre comme ça, en mode gratos?” 

Et bah ouais, complètement. Gratos, bénévolement, même. 

Mais je m’avance un peu. Peut être que certains des lecteurs ne connaissent pas TrackMania. À ça, j’aurais deux choses à dire.

De un, d’où tu connais pas TrackMania ? 

De deux, c’est pas grave, je vais t’expliquer. Je vais t’expliquer ça en trois étapes. 

D’abord, je vais te dire ce que c’est, TrackMania, histoire d’être sûr qu’on parle du même truc si tu connais déjà. 

Ensuite, je vais t’expliquer comment ça marche, la compétition à la TrackMania. 

Et pour finir, je vais te dire pourquoi je considère ça comme la compétition la plus pure

Trackmania, keskecè ? 

Pour commencer,TrackMania, c’est un jeu de conduite ultra arcade (en opposition à de la conduite orientée simulation, type Gran Turismo ou Dirt) sorti en 2003 sur PC (#coupdevieux). On y contrôle une voiture sur un circuit plus ou moins alambiqué, avec comme but de faire le plus petit temps possible. C’est développé par Nadeo, qui n’a fait quasiment que ça (hormis une série de simulation de course à voile, parce que pourquoi pas), et édité par Focus Home Interactive. 

On y conduit une sorte de Formule 1 dans des circuits créés principalement par la communauté, mais ça j’y reviendrai un peu plus tard. 

Avec le temps, Nadeo crée de nouveaux environnements et types de véhicules, chacun avec sa maniabilité bien spécifique. 

En 2008 sort TrackMania United Forever, une compilation/remaster de toust les environnements jusque là sortis.

Avançons un peu dans le temps, sort Trackmania 2. Pas grand chose de nouveau, si ce n’est de nouveaux environnements. 

Arrive 2016, et la sortie sur PC, PS4 et XboxOne de TrackMania Turbo, avec là encore différents environnements et véhicules.

C’est également la première sortie du jeu sur les plates-formes majeures autre que PC et la Wii. Toujours développé par Nadeo, mais édité par notre Ubisoft national.

Voilà, on a fait à peu près le tour. Maintenant, la compétition à la TrackMania, ça veut dire quoi ? 

Il faut d’abord savoir que le mode “campagne” consiste en une série d’une cinquantaine de courses pour chaque environnement, de difficulté croissante. Sachant qu’il y a quatre environnements, fois 50, ça fait 200 courses. Pas mal, surtout pour apprendre comment le jeu marche. Ce jeu est l’archétype même du jeu “easy to learn, hard to master” (“facile à apprendre, dur à maîtriser” pour les pas doués du fond). Sur PC, les seuls contrôles sont :

devant, derrière, à gauche, à droite. Également connu sous le nom des quatre flèches. Sur console, même chose : accélérer, freiner, et joystick pour tourner. D’une simplicité enfantine. 

 

Une fois la campagne finie (ou pas, perso j’ai la flemme), direction le multijoueur. Le jeu fonctionne avec des serveurs, sur lesquels sont hébergés différents circuits, soit  tirés directement de la campagne, soit créés par la communauté. Généralement, c’est plus vers ceux de la communauté que les joueurs se tournent. 

En effet, les joueurs ont toujours plus d’imagination que les développeurs, et ça n’a jamais été plus évident que dans ce jeu.

Une fois le serveur choisi, petit temps de chargement, et hop, c’est parti. 

Vous vous retrouvez dans un contre la montre sur le même circuit qu’un nombre variable de joueurs, parfois plus d’une centaine. 

Et là, vous vous dites : “Attends. 100 joueurs sur un même circuit d’une quarantaine de secondes ? Ils se roulent les uns sur les autres, c’est pas possible”. Et bien tu as presque raison, lecteur attentif et curieux. Ici, contrairement à d’autres jeux de conduite en multiujoueur, il n’y a pas de collisions entre joueurs, ce qui veut dire que 100 voitures peuvent passer au même endroit au même moment sans aucun soucis pour qui que ce soit. 

Et c’est pour cette unique raison que je considère ce jeu comme la compétition la plus pure. 

Plus qu’il n’y a pas de collisions, il n’y a aucun moyen qu’un autre joueur t’empêche de conduire comme tu le souhaite. Aucun moyen non plus qu’un autre autre joueur te ralentisse. Autrement dit, si tu fais un temps pourri, bah c’est ta faute. Le lag n’a aucune incidence, puisque tu verras juste les autres joueurs se téléporter, mais puisque c’est un contre-la-montre, ça n’a aucune incidence sur le score final.

Impossible de tricher, également, puisque l’on doit passer par les différents checkpoints le long du parcours pour valider le run. 

Chaque run va n’avoir pour but que d’enlever quelques dixièmes de secondes à son score, afin de monter petit à petit dans le tableau des scores. 

Pas de collisions, ça veut dire aucune distraction, aucune gêne sur le circuit, pas d’aléatoire. Seulement le skill. Toi contre les autres, mais surtout contre toi-même. La compétition dans son état la plus pure.

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